> 6-7-8.12.16 festival ‘poésie : usa’ avec tina darragh, marcella durand & tonya foster

poésie : usa

festival ’16

double change, The Poetry Foundation,

la galerie éof, la bibliothèque anglophone d’Angers,

la Maison de la poésie de Nantes et les éditions joca seria

vous invitent

au festival ‘poésie : usa’

avec les poètes Tina Darragh, Marcella Durand et Tonya Foster

Mardi 6 décembre, 19h30, lectures & book launch, galerie éof, 15 rue Saint Fiacre, 75002 PARIS, www.doublechange.org

Mercredi 7 décembre, 19h, lectures, Bibliothèque anglophone d’Angers, 60 rue Boisnet, 49100 ANGERS, www.ellia.org

Jeudi 8 décembre, 19h30, lectures et entretiens, Le Pannonica, 9 rue Basse-Porte, 44000 NANTES. Festival Midi Minuit Poésie www.midiminuitpoesie.com

À cette occasion les éditions joca seria publient :

De coin à corner de Tina Darragh,

Le jardin de M. de Marcella Durand et

La grammaire des os de Tonya Foster traduits par Olivier Brossard et Béatrice Trotignon.

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Associée au movement L=A=N=G=U=A=G=E, Tina Darragh a publié de nombreux livres dont my hands to myself (Dry Imager Press, 1975), on the corner to off the corner (Sun & Moon Press, 1981), Striking Resemblance (Burning Deck, 1989) et a(gain) 2 st the odds (Potes & Poets Press, 1989). Avec Marcella Durand, elle a écrit Deep eco pré (Little Red Leaves, 2009) inspiré par l’œuvre de Francis Ponge. Bibliothécaire de profession, elle vit à Greenbelt, dans le Maryland, avec le poète P. Inman.

De coin à corner, livre de 26 proses, est un abécédaire fou : chaque lettre correspond à une page du dictionnaire choisie au hasard et dont les mots, par les liens que la poète voit entre eux, génèrent un récit. Table périodique d’éléments verbaux très instables, le livre de Tina Darragh est une proposition d’itinéraire dans les domaines du possible de la langue, un site de rencontres lexicales pour des relations d’une page dont la fraîcheur et l’étrangeté réjouiront madame comme monsieur.

Marcella Durand a publié plusieurs livres de poésie, Area (Belladonna Books, 2008), Traffic & Weather (Futurepoem, 2008), ainsi que Deep eco pré (Little Red Leaves, 2009), fruit de sa collaboration avec Tina Darragh et inspiré, en partie, de La fabrique du pré de Francis Ponge.

Dans Le jardin de M., Marcella Durand réinvente l’espace, celui de la ville, celui du langage et du poème. Lire les poèmes de Marcella Durand, c’est, à l’heure d’une cartographie totale du monde, revenir à une appréhension élémentaire de l’espace et du langage. Dans les poèmes de Rayons de l’ombre, cela passe par l’utilisation surprenante, en langue anglaise, de l’alexandrin, comme si la poète américaine, de père français, avait voulu faire rentrer sa langue dans la mesure française, comme pour la faire tenir, l’empêcher de fuir.

Tonya Foster a publié A Swarm of Bees in High Court (Belladonna, 2015). Elle a grandi à La Nouvelle Orléans en Louisiane où elle a commencé ses études avant d’obtenir un Master of Fine Arts à l’Université de Houston. Elle est maître de conférences en écriture et littérature au California College of the Arts.

La grammaire des os est celle d’une langue qui trébuche pour se ressaisir dans le jeu de haïkus de Tonya Foster. Dans le Harlem du 21ème siècle, dire et parler, c’est vouloir sentir pour savoir et connaître, saisir le spectre des couleurs, du noir de la peau au rouge du sang. « Ce poème est une ville de visages désertés par l’espoir d’un nous ». Lire cette grammaire, c’est se frayer un passage, se trouver une place et en faire pour les autres sans attendre une invitation qui ne vient pas. Le poème en tient lieu.