> 23.03.17 michael heller & pascal poyet

A l’occasion de la publication de Dans le signe de Michael Heller traduit par Hélène Aji, Jean-Paul Auxeméry, Anne Mounic et Pascal Poyet aux éditions Grèges,

double change et l’atelier Michael Woolworth

vous invitent à une lecture

de Michael HELLER
et Pascal POYET

le jeudi 23 mars à 19h00

Atelier Michael Woolworth
2 rue de la Roquette, cour Février
75011 Paris

entrée libre

http://www.michaelwoolworth.com/

www.doublechange.org

BIOS

Michael Heller est né le 11 mai 1937. Poète, mais aussi essayiste et critique, il vit et enseigne à New York. Spécialiste reconnu des poètes dits Objectivistes, il a entretenu avec George Oppen et Carl Rakosi en particulier des relations suivies et publié « Conviction’s Net of Branches : Essays on the Objectivist Poets and Poetry » en 1985, étude critique qui a reçu le Di Castagnola Prize from the Poetry Society of America. Michael Heller a en outre reçu de nombreux prix tout au long de sa carrière, tels que le NEH Poet/Scholar grant, New York Foundation for the Arts Fellowship (NYFA), National Endowment for the Humanities award, et The Fund for Poetry. Michael Heller a, depuis le début de son travail, été proche des mouvements d’avant-garde, suivant tout autant les représentants de la poésie d’après-Holocauste que les novateurs tels que Williams et Pound, sans s’interdire pour autant des rapprochements avec les mouvements européens tels que surréalisme et structuralisme, ou avec des individualités marquantes (Lorca, Rilke ou Mallarmé), avec lesquelles il entretient un dialogue de nature poétologique. Cherchant, pour l’essentiel, dans son travail poétique à conjoindre matière personnelle et souci historique général, il aborde des thèmes tels que la nature du langage, de la poésie, de la religion et de la mémoire.

Ce livre présente une anthologie de la poésie de Michael Heller, de ses débuts en 1972 à nos jours. En envisageant aussi bien les premiers poèmes de l’auteur, que ses compositions plus récentes, qui se présentent comme de lentes ruminations poétiques explorant la tradition, le langage, l’histoire et le moi, ce volume a l’ambition de faire découvrir au lecteur français l’une des œuvres poétiques américaines les plus conséquentes des dernières décennies. Marquée par une approche phénoménologique des paysages, des faits du monde et de ceux de l’esprit, la poésie de Heller explore les possibilités de la représentation linguistique au sein d’une époque caractérisée par une forte incertitude, tant psychique que culturelle. Cette incertitude se trouve thémtisée en tant que telle par certains des poèmes présentés. L’auteur convoque un large ensemble de références artistiques, philosophiques et littéraires et travaille à l’articulation de nos expériences de vie et des traditions culturelles par rapport auxquelles elles prennent sens. Les formes qu’il sollicite peuvent ainsi être variées, mais toutes sont au service de cet effort pour produire une poésie qui allie expérience et pensée.

Pascal Poyet a écrit et enregistré Draguer l’évidence (Éric Pesty éditeur, 2011), écrit Linéature (Éric Pesty éditeur, 2012), Un sens facétieux (CIPM, 2012), Au Compère (Le bleu du ciel, 2005), Causes cavalières (L’Attente, 2000-2011), traduit Peter Gizzi : Revival (CIPM, 2003), David Antin : Je n’ai jamais su quelle heure il était et Accorder (Héros-Limite, 2008 et 2012), Lisa Robertson : Cinéma du présent (Théâtre Typographique, 2015), des textes de Rosmarie Waldrop, John Baldessari, Charles Olson, Miles Champion, Lisa Jarnot, Rachel Levitsky, Uljana Wolf… ; et, avec l’artiste Françoise Goria, réalise des « lectures écrans performés » (… Je digitalise comme un fou, 2014, Toute la ville en parle, 2015-2017, Un supplément d’aventure, 2016…) et codirige les éditions contrat maint.

Ce qu’il écrit, et/ou traduit, décrit, parle en ce moment a la forme d’une lecture permettant incises, retours, reprises, ajouts, modifications, rappels… Il en proposera une nouvelle « publication ».